WHITE LINE FEVER (1975)
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Manu le 14/06/2012 à 11:26
3.7
Réalisé par Jonathan Kaplan
Avec Jan Michael Vincent, Kay Lenz, Slim Pickens, L.O. Jones, Sam Laws.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1975
Titre français : La Route de la violence
Musique : David Nichtern
Avec Jan Michael Vincent, Kay Lenz, Slim Pickens, L.O. Jones, Sam Laws.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1975
Titre français : La Route de la violence
Musique : David Nichtern
Sortie Cinéma France : 28/04/1976
Avis rédigé par Manu
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| Note : 3.7
Quelque peu tombé dans l’oubli aujourd’hui, White line fever est pourtant un bel échantillon de réussite bis américaine à la sauce seventies. Un film qui délivre au spectateur exactement ce que ce dernier réclame, voire un peu plus encore, et jamais sans jouer les petits bras. On est ainsi plongé au cœur de l’action en 10 minutes chrono et, une fois la machine lancée, le tempo ne faiblit pas d’un pouce jusqu’au bout. Quant aux quelques séquences d’action routière du film, elles impressionnent dans leur ensemble, n’ayant pas besoin de s’appuyer sur des situations extraordinaires pour être spectaculaires, tout simplement parce que l’on ressent constamment la prise de risque partagée par l’équipe, les acteurs et cascadeurs. Bref, à ce niveau, c’est la grande classe …
L’autre atout du White line fever, propre au cinéma de Kaplan, tient au caractère "socialement concerné" de son script. Implantant solidement son histoire au sein de la lower social class américaine – proche même de la White trash, avec ces personnages qui ont toujours une binouze à la main, y compris lorsque ceux-ci, comme c’est le cas de Kay Lenz, attendent un enfant – le film soigne de façon inattendue, pour un film de ce type, son principal personnage féminin, et aborde en filigrane des thèmes sociaux forts, tels que l’avortement ou la lutte des travailleurs indépendants contre les grosses structures (ici les compagnies de transport).
Solide, ultra divertissement et plus ambitieux qu’il n’y parait, White line fever n’est toutefois pas un film parfait. L’ensemble a ainsi du mal à canaliser toutes ses bonnes intentions et idées - là-encore un trait commun à beaucoup de films de Jonathan Kaplan - et donne un peu l’impression de partir dans tous les sens, voire de « bâcler le travail » (la fin, expédiée en 2 minutes et pas foncièrement très cohérente). En outre, comme dans son précédent Truck Turner, Kaplan y va parfois un peu fort sur les ruptures de ton. On peut ainsi passer d’une scène de pure comédie à un meurtre particulièrement sauvage filmé de front (Slim Pickens écrasé par un camion). Le genre d’association de séquences qui certes vous marquent, mais donne aussi un côté légèrement dépareillé à l’affaire.
A noter enfin que la musique de David Nichtern, plus un artiste de variété qu’un compositeur de musique de film, casse méchamment la baraque.





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